La Via Ferrata de Cavaillon !

Bonjour,

L’année dernière, nous avons fait une initiation T5 avec une association spécialisée dans la grimpette d’arbres, ce qui nous a permis d’avoir de bonnes bases pour partir à l’assaut de futures T5 nichées dans les branchages… 🙂
Puis, en recherchant des T5 a décrocher, nous sommes tombés sur des caches avec le terme « Via Ferrata ». C’est en fait un autre style de T5 qui est orienté escalade, mais sans être de l’escalade à 100% ! D’accord, une petite explication s’impose…😁 Ce sont en fait de vraies voies d’escalade qui ont été aménagées pour que tout le monde (ou presque) puisse y aller. Des éléments ont donc été installés tout le long du chemin d’escalade :  une ligne de vie (qu’on suit du début à la fin), des ponts suspendus et/ou tyroliennes et, pour la majorité du parcours, des barres de fer (un peu comme les barreaux d’une échelle) qui nous ont aidés à évoluer dans toutes les directions le long de la falaise.

La voie de fer ! 🙂
Contrairement à une T5 arboricole, vous ne trouverez pas de Via Ferrata partout, tout simplement parce que la majorité sont installées dans le centre et le sud-est de la France. Vous trouverez pas mal d’informations sur www.viaferrata-fr.net : la difficulté, le nombre de chemins, les types d’obstacles disponibles, ce qui est bien utile avant de se rendre sur place. Les Via Ferrate ont plusieurs niveaux de difficulté, mais elles sont toutes classées en T5 car vous devrez vous équiper de matériel pour vous déplacer dessus. Donc, on résume : les Via Ferrate ne sont pas des caches, mais des parcours « d’escalade » sur lesquels des caches ont été mises en place par des geocacheurs. Donc d’un côté, vous avez la difficulté de la cache et de l’autre, la difficulté de la Via Ferrata ! Et tout comme pour une T5, un matériel adapté est nécessaire.

Natura AD :
Pour cette découverte, nous décidons de tester la Via Ferrata de Cavaillon sur le parcours « Natura » qui est noté « AD », soit « Assez Difficile ».  Pas de chance pour nous, une cache est bien présente à Cavaillon, mais sur l’autre partie du parcours appelé « Souterrata » qui est coté TD, soit « Trés Difficile »… Comme nous ignorons tout de cette activité, nous passons par un guide pour nous accompagner, nous prêter le matériel et nous donner les bases pour évoluer dans ce milieu inconnu, le tout pour 35 euro par personne pour environ 1h30 de parcours. Le matériel (de base) est composé d’un baudrier, avec une longe pour s’assurer le long du parcours sur la ligne de vie, sans oublier un casque.
Un grand merci à Davis Malbos, notre guide, pour cette matinée découverte ! Vous pouvez retrouver toutes ses coordonnées sur son site www.verticalsession.com.

Les épreuves :
Après un test  sur un praticable pour nous donner les bases, nous voilà partis sur la vraie « Via Natura « ! A peine avons-nous parcouru 3-4 mètres que nous nous retrouvons face à un pont de singe ! Âmes sensibles au vertige s’abstenir… Arrivés au bout et après avoir effectué un virage accrochés à flanc de montagne, nous trouvons cette fois devant nous une passerelle de bois qui, une fois passée, laisse place à une poutre en bois ! Le début de parcours est très impressionnant, il faut bien l’avouer, entre l’entrée à pic et l’enchaînement des 3 ponts avec, entre chaque, une évolution sur la paroi rocheuse ! Le ton est donc donné ?! Eh bien… non… la suite est bien trop facile à notre goût… finies les passerelles et les ponts de singe, place à une jolie balade le long de la falaise, en s’aidant des barreaux scellés dans la paroi, entourés d’un paysage magnifique ! Seule la sortie nous demandera  un peu plus d’efforts.

Conclusion : on en redemande ! C’est certes une très bonne expérience, finalement plus facile que ce à quoi on s’attendait ! Une note AD qui nous paraît même surévaluée, étant donné que les difficultés sont regroupées en début de parcours, le reste semble trop facile. Ce n’est que notre avis, n’oubliez pas de prendre votre condition physique et habilité en compte. Ce parcours est réalisable avec des enfants s’ils mesurent plus d’1,30 m pour la « Via Natura ». Nous vous conseillons l’aide d’un guide pour votre première sortie, afin de savoir comment s’assurer sur une ligne de vie et évoluer sur une paroi rocheuse, ensuite, à vous de jouer !

Bonne  aventure et bonne découverte ! 🙂

 

De la Sainte Baume à l’Ardèche !

Bonjour !

Avant de vous parler des caches rencontrées aux falaises de Baume et en Ardèche, je vous conseille d’aller faire celle de Jardice – Cache traditionnelle Les Bâtisseurs -, en région parisienne, sur laquelle on a fait un FTF la veille de partir ! Une superbe cache qui vous rappellera (pour ceux qui l’ont faite) celle du TB Hotel de la Tour Eiffel ! Juste de quoi nous mettre en forme pour le périple qui nous attend dans les jours à venir.

Grotte de la Sainte Baume :
Notre aventure commence aux falaises de Baume, où nous prenons la direction de la grotte située en haut de la falaise à environ 900 m. Le chemin pour y arriver ne présente pas de difficulté majeure, tout est bien tracé ! La forêt que nous traversons est tout à fait particulière, la lumière qui y pénètre semble l’éclairer de l’intérieur, on se sent comme dans un cocon de feuillage doux et lumineux et, malgré la pente ardue, comme portés par une certaine énergie.
Compter entre 30 et 40 minutes pour y monter. Une fois là-haut, pas de cache physique en vue, juste une Earthcache – EarthCache Santo Baumo Earthcache. Se dressent devant nous l’entrée de la grotte, et à sa droite, le monastère où résident les Dominicains, gardiens du lieu.
Dans la grotte, assez profonde, l’atmosphère est particulière : l’air y est très humide, une brume prend forme à chacune de nos respirations, et les cierges allumés pour porter les prières des hommes illuminent le fond de la grotte. Dans une petite alcôve faiblement éclairée reposent les reliques de Marie Madeleine.
Après nous être plongés dans cette ambiance solennelle, nous continuons notre balade en suivant un petit sentier de quelques centimètres de large sur plus d’un kilomètre de long qui serpente à flanc de falaise, pour aller récupérer deux caches, appelées toutes deux « Cache traditionnelle La grottes aux œufs ?!! « . Le parcours est vraiment très joli et aventureux : le sentier escalade les rochers, passe sous les troncs des arbres tombés pour la cause, propose les pierres adéquates en guise d’escalier… Nous devons faire bien attention car les pluies tombées dernièrement le rendent très glissant. Pour accéder à ce petit sentier, une fois en bas des marches, en redescendant de la grotte de la Sainte Baume, prenez le chemin à gauche et suivez-le jusqu’au fond, sinon vous ne verrez pas ce petit sentier qui part sur la droite !

Les gorges de l’Ardèche :
Après 24h de repos, nous repartons en direction de l’Ardèche pour un mini road trip en geo-moto ! Si vous avez assez de temps, vous trouverez dans les environs de chouettes geo-randos à faire ! Nous avons choisi de partir en quête des 11 caches qui ont été posées à chacun des belvédères aménagés le long des gorges de l’Ardèche. La route est magnifique, chacun des belvédères offre un point de vue imprenable sur les lacets creusés dans les falaises par la rivière et les montagnes alentours.
Attention cependant si vous décidez de les faire avec des enfants, ou si vous êtes sensible au vertige, certaines caches sont dangereuses (malgré une cotation faible) car il faut escalader la falaise pour y accéder pour certaines, ou aller la dénicher au bord du vide pour d’autres ! – Cache traditionnelle Route des Gorges # Ranc Pointu – A l’inverse, d’autres sont tout à fait classiques en geocaching – Cache traditionnelle Route des Gorges # La Maladrerie
La traversée des gorges, longue de 30 km, peut donc prendre du temps.

Les dolmens de Ruoms :
Pour finir notre court séjour en Ardèche, nous voulions aller voir les dolmens de Ruoms, mais par manque de temps, nous ne viserons qu’une cache pour voir un dolmen.- Cache traditionnelle Le Site de Ranc de Figére: Dolmen No.4 -. Arrivés sur place, on prépare la lampe frontale, car la nuit approche. Nous marchons 15 min, sur un chemin qui serpente entre des dalles de pierres et des murets de pierres sèches qui laissent penser aux ruines d’anciennes habitations, dans une ambiance vraiment druidique ! Puis, nous n’avons pas d’autre choix que de couper à travers la forêt pour les 70 mètres qui nous séparent de la cache. Avant que la nuit ne tombe complètement, nous avons le temps de repérer de profondes failles de 3-4 mètres entre les énormes pierres plates, que nous enjambons. Arrivés à 40 mètres de la cache, notre boussole ne veut plus rien savoir et reste fixe… L’orientation devient difficile, la végétation est trop épaisse pour être traversée en ligne droite, et avec des failles qui sont de moins en moins visibles car la nuit est maintenant tombée, nous préférons arrêter la recherche que de prendre des risques inutiles.

Conclusion : 300 km en 3 jours ! C’est peu pour des geo-motards en quête de boîtes aux trésors et d’immersion en pleine nature !
Dans l’ensemble, la difficulté de ces caches réside plus dans l’accès lui-même que dans les recherches, car malgré l’environnement sauvage, les coordonnées sont très précises : un grand bravo aux poseurs ! ✌👍
Pour ces deux destinations, des paysages magnifiques attendent vos appareils photos ! Des vues à couper le souffle et un retour au temps des druides en Ardèche, une ambiance particulière dans la dernière forêt primaire de France à la Sainte Baume, nous quittons ces lieux emplis de leur énergie positive. 🤩
Encore une fois, attention, certaines caches en Ardèche sont très très près du vide, enfants et âmes sensibles s’abstenir !

Merci pour les caches et les balades 🙂 et bon gécocahing !